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Les commentaires de VICTOR Ayoli



  • VICTOR Ayoli Victor 16 octobre 2014 14:53

    Je gueule aussi contre cette saloperie votée en loucedé :

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/barrages-privatises-sarko-en-avait-158121

    Ce n’est passé qu’en première lecture, il faut bouger le cul de nos « dépu(pi)tés » pour que çe soit rejetté en seconde lcture. On peut toujours rêver...



  • VICTOR Ayoli Victor 15 octobre 2014 16:45

    La Crimée est russe, et l’« annexion » est effectivement un mot inexact. J’en ai parlé (à ma manière) il y a déjà quelques mois, ici :
     http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/200314/au-bistro-de-la-toile-pit-pit-bistro-boire-vite
    et ici :
    http://blogs.mediapart.fr/blog/victorayoli/200314/au-bistro-de-la-toile-pit-pit-bistro-boire-vite

    Amitiés lucides !





  • VICTOR Ayoli Victor 14 octobre 2014 22:25

    J’ai passé une partie de ma vie à voyager. J’ai bien dit « voyager », pas faire le touriste. Je me suis toujours imposer une discipline : apprendre 5 mots par jour de la langue du pays. Vous ne pouvez pas savoir l’efficacité ! Le petit pas que vous faites vers les gens vous est rendu au centuple. Bien sûr, parfois quelques mots de « globish » servent parfois...dans les aéroports !



  • VICTOR Ayoli Victor 10 octobre 2014 15:51

    L’article 2 de la Constitution française dit que « La langue de la République est le français. »

    Ras les aliboffis de ces pubes qui, tout à fait illégalement (voir loi Toubon, art.2 http://www.langue-francaise.org/Loi_toubon.php ) nous bassinent avec quelques débilités débités en globish ? Que dire de l’Europe qui, sournoisement, impose l’anglais dans ses communications et même ses directives ?

    On assiste là à une offensive impérialiste étazunienne. Le but est, en fait, d’éliminer tout statut officiel des langues autres que l’anglais dans les secteurs où une concurrence menacerait les intérêts commerciaux des pays anglophones, seule et unique motivation de ces derniers. La réalisation de ce programme est déjà fortement avancée dans les sciences, où les nomenclatures (y compris celles de la botanique, jusqu’ici latines) deviennent anglaises, accroissant la suprématie des chercheurs anglophones aux dépens de tous les autres. Le protocole de Londres entérine définitivement la mort de la diversité culturelle et linguistique qui a fait (et qui fait encore, mais pour combien de temps ?) la richesse de l’Europe.

    La sous ministre Fioraso argue du fait que cette « ouverture » attirera en France des étudiants indiens ou chinois. Belle connerie ! Les étudiants anglophones préfèreront toujours l’original à la copie. Par contre les enseignants francophones seront éliminés au profit de mercenaires de la doxa ultra libérale anglo-saxonne, comme les étudiants francophones seront défavorisés par un enseignement dans une langue qu’ils ne maitriseront jamais comme les natifs.

    Certaines écoles privées, en France, donnent maintenant leurs cours uniquement en anglais. Est-il tolérable, du point de vue de l’intérêt national comme du point de vue de l’accès de tous au savoir, que des colloques universitaires à la Sorbonne soient convoqués en anglais et se déroulent exclusivement dans cette langue ? Est-il sain pour l’avenir de la démocratie que les élites soient formées exclusivement, non dans la langue du peuple, mais en anglo-américain ? Nous sommes en présence d’un projet de domination sans partage et de discrimination sans précédent. La logique d’oppression qui prédomine conduit à l’aliénation, à la substitution d’une langue à l’autre par le gavage linguistique.

    On assiste à la volonté de mise à mort non seulement du français mais de la plupart des langues du monde. Responsable : l’impérialisme étazunien qui sévit à tous les niveaux : industriel, commercial, militaire mais aussi et surtout culturel. On nous abreuve jusqu’à l’écœurement de sous-merdes des séries télévisées étazuniennes, qui – largement amorties au USA - arrivent par plein cargo à prix cassés, ruinant ainsi la création française qui n’existerait plus sans les subventions gouvernementales. On nous emmerde jusqu’à en dégueuler de ces collections de bruits abrutissantes que les programmateurs déversent à pleins seaux dans nos pauvres oreilles et qu’ils ont le culot d’appeler « musique ». Même les chanteurs français beuglent maintenant dans cette langue et…sont récompensés par des « victoires de la musique ». Les boutiques se croient obligées de se donner des noms anglais. Il y a plus de mots anglais sur les murs qu’il y avait de mots allemands pendant l’occupation !

    Ras les aliboffis de cette invasion !

    Eh ! Citoyen président François, lorsque tu vas faire acte de soumission devant les charlots de la Commission européenne, tu t’exprimes en français ou en anglais ?

    Fort heureusement, à côté de philosophes comme Michel Serre, de linguistes comme Claude Agège, des députés ont déposé un projet de loi pour défendre ce patrimoine vital qu’est notre langue.

    Et MERDE A L’ANGLAIS !



  • VICTOR Ayoli Victor 1er octobre 2014 14:23

    Si un pays comme la France (encore cinquième puissance du monde) renverse ainsi la table où se gavent les banksters, ça fout tout le système en l’air.
    Restera plus qu’à se rapprocher des Bricks pour mettre à bas - enfin - l’hégémonie du dollar.



  • VICTOR Ayoli Victor 1er octobre 2014 14:17

    L’anglais, bien loin d’être la langue universelle qu’on nous présentait jusqu’alors, l’anglais, la langue de Shakespeare, n’est rien d’autre que du français mal prononcé : 
    - Ail ou radis ? Are you ready ? Êtes-vous prêt ? 
    - Saintes salopes - Thanks a lot - Merci beaucoup 
    - Débile - The bill - L’addition 
    - Mords mon nez - More money - Plus d’argent 
    - Marie qui se masse - Merry Christmas - Joyeux Noël 
    - Oui Arlette - We are late - Nous sommes en retard 
    - Mais dîne Franz - Made in France - Fabriqué en France 
    - Y s’pique Germaine - He speaks German - Il parle allemand 
    - Ahmed a l’goût de tripes - I made a good trip
    - J’ai fait un bon voyage 

    - Six tonnes de chair - Sit on the chair - Asseyez-vous sur la chaise 
    - Les slips tout gais serrent - Let’s sleep together - Dormons ensemble 
    - Guy vomit sous mon nez - Give me some money - Donne-moi un peu d’argent 
    - Âme coquine - I’m cooking - Je cuisine 
    - Deux bouts de chair - The butcher - Le boucher 
    - C’est que ça pèle - Sex appeal - Attirance sexuelle.



  • VICTOR Ayoli Victor 1er octobre 2014 13:43

    L’Equateur a fait mieux que l’lslande. C’est un petit pays formidable. Un pays exemplaire qui a eu le courage de dire MERDE aux banques et à tous les charognards du monde financier mondialisé, c’est-à-dire étazunien.


    Ce petit pays, qui doit son nom à sa position géographique (sur la côte ouest de l’Amérique du Sud et...sur l’équateur), était mis en coupe réglé par les multinationales étazuniennes. Sa monnaie – le Sucre – a même été remplacée par le dollar US. C’est dire la main mise yankee sur le pays.


    Eh bien le 14 décembre 2008, Rafael Correa, président de l’Equateur, prend une décision simple, évidente et ferme : annuler unilatéralement la part qu’il juge « illégitime » de la dette publique de son pays, et suspendre le remboursement de tous les titres de la dette. Cette part illégitime fut estimée à 70% de la totalité de la dette !


    Cette décision faisait suite aux travaux d’un audit de la dette du pays sur la période 1976-2006 effectué dès 2007 par une commission d’enquête indépendante. Il faut savoir que l’Équateur avait alors perdu sa souveraineté, placé qu’il était sous les diktats du FMI et de la Banque mondiale.


    Les experts de la Commission ont identifié des tranches de dettes dites « illégales » (dont le contrat est contraire au droit international ou équatorien), « odieuses » (contractées par un gouvernement despotique, à l’encontre de l’intérêt des populations) ou encore « illégitimes » (par exemple lorsqu’elles sont creusées pour voler au secours des banques privées...).


    Les banques ricaines ont gueulé au charron, mais Correa les a envoyé chier ! Et que croyez-vous qu’il se passât ? 95% des créanciers de l’Équateur (FMI, Banques, et autres fonds institutionnels) ont accepté cette décision !


    Ainsi le président Correa, s’appuyant sur l’outil fort efficace de l’audit de la dette mais aussi sur une mobilisation populaire sans faille, a su établir un rapport de force suffisant pour faire avaler aux mafias financières que la part de la dette qu’il annulait n’était pas celle du peuple et que ce n’était donc pas au peuple de la payer !


    La nouvelle constitution, approuvée par 64 % des votants lors du référendum de septembre 2008, renforce le rôle du Plan national de développement et fait de l’État un acteur central dans la production de biens, la construction d’infrastructures et la régulation. Les activités financières sont désormais considérées comme un « bien public » et le contrôle des ressources naturelles par l’État devient un principe constitutionnel.


    Le président Correa entend s’attaquer à des chantiers où l’immobilisme a longtemps été la règle, en particulier l’amélioration de la qualité du système éducatif et l’efficacité de l’administration. Le gouvernement essaie de diversifier ses partenaires commerciaux, en privilégiant une coopération économique et technique Sud-Sud avec des pays comme l’Iran, la Chine et, surtout, l’ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques). Le pays a quitté le Centre international de règlement des différends (CIRDI), refusant les arbitrages internationaux bidonnés par les Etazuniens. Le gouvernement tente de promouvoir la création d’instances exclusivement régionales au nom de l’indépendance et la souveraineté vis-à-vis des pays industrialisés.


    Voilà un exemple à suivre !

     



  • VICTOR Ayoli Victor 1er octobre 2014 11:55

    Cette veuve, fort joyeuse, est une grande bienfaitrice de l’humanité mâle !



  • VICTOR Ayoli Victor 20 septembre 2014 19:46

    L’Humain est devenu kon (j’écris avec un « k » pour ne pas confondre le mot qui définit les abrutis avec l’entrée du paradis de nos belles compagnes) il y a très longtemps : au passage du paléolithique supérieur au néolithique. Cela s’est produit à l’occasion d’un changement climatique, la fin de la glaciation de Wurst.

    Quelque par en Mésopotamie, une femme, a jeté une poignée d’épautre et...ça a poussé ! Elle a donc inventé l’agriculture..
    .
    Son mec a récupéré les petits d’une femelle mouflon et...l’a élevé ! Il a inventé l’élevage...

    Alors, pour protéger leurs ’« biens » de leurs copains, ils ont construit des enclos, des barrières. Il ont donc inventé le travail (brrr !), la propriété privée. Et donc fatalement les flics, les juges, les curés évidemment, les frontières, les religions, les guerres...

    Devenu sédentaire, il a commencé à « lapiner »...jusqu’au 7 milliards actuels et plus si affinité.

    L’Humain, devenu KON, était dès lors prêts pour entamer sa terrible chute vers le « progrès »...



  • VICTOR Ayoli Victor 10 septembre 2014 13:06

    Affectivement, je verrais avec plaisir l’Écosse mettre un coup de pied au cul à cette Angleterre qui mérite bien son qualificatif de « perfide ».

    Ce billet n’a pas pour finalité de trancher pour ou contre l’indépendance de l’Écosse, mais bien d’ouvrir une réflexion sur les risques de contagion et donc d’atomisation des nations européennes sur un mode clanique, avec la création de petits États repliés chacun sur son pré carré, avec l’égoïsme comme gouvernail en matière économique. Et avec pour conséquence une plus grande vulnérabilité vis-à-vis d’institutions européennes non démocratiques à la remorque des USA.

    Maintenant, si les Écossais votent pour leur indépendance, tant mieux, mais, comme dit K242, la « perfide Albion » fera en sorte de gagner sur le fil, en utilisant toutes les embrouilles possibles !

    Comme au rugby, quoi !



  • VICTOR Ayoli Victor 7 septembre 2014 13:43

    La Boétie, à 20 berges ou moins, a écrit sur « la servitude volontaire ». Nous y sommes...



  • VICTOR Ayoli Victor 6 septembre 2014 14:11

     

    Á plat ventre devant Barrack Blackbush, à plat ventre devant Bismarkel, notre président risque d’avoir à se redresser pour endosser son uniforme de chef de guerre... Contre l’armée russe ! Excusez du peu...

     

    En effet, il y a en France 400 soldats de l’armée russe : ce sont les 400 marins qui, depuis plusieurs semaines, prennent possession, s’entraînent, apprennent à faire fonctionner et à maîtriser le navire Vladivostock. Ces militaires sont nos hôtes mais peut-on oublier qu’ils sont directement aux ordres du Kremlin ?

     

    Poutine est un redoutable joueur d’échec qui sait qu’il a un cavalier bien planqué, à un coup de mettre échec et mat le roi adverse, plutôt adepte du jeu de dames !

     

    Imaginons donc que Poutine donne l’ordre à ses marins d’appareiller avec ce navire qu’ils ont payé, qui est donc le leur et dont ils peuvent user et abuser comme bon leur semble. Imaginons que pour donner tout le poids nécessaire à cet ordre d’appareiller, on voit émerger, dans la baie de Saint-Nazaire, un, deux, voire trois sous-marins nucléaires russes. Que fera notre redoutable chef de guerre ? Á la tête du pédalo-amiral de la flotte des pédalos de la base de Brest, il viendra s’opposer aux Russes ? Eh ! Oh ! Ça va pas la tête ? Autrement dit il fera ce qu’il sait le mieux faire : se mettre à plat ventre et accepter, traînant la France dans la boue de son incompétence et de sa veulerie... Une humiliation dont il ne se relèvera jamais, et le pays avec lui.

     

    Tout ça pour n’avoir pas le cran de se désolidariser des manœuvres belliqueuses des USA et de leur caniche britannique à travers l’Otan, machine de guerre n’ayant plus d’autre utilité – puisque le Pacte de Varsovie a été dissous – que de servir exclusivement les intérêts de la finance et des multinationales yankees dans leur volonté d’hégémonie mondiale et de pillage de la planète.

     

    En fait, il n’existe aucune menace pour l’Europe de la part de la Russie. La Russie n’est pas notre ennemi ! Or, la politique poursuivie par les États-Unis et leurs alliés-vassaux vise à créer l’impression d’une telle menace. L’aménagement de bases de l’OTAN, l’accroissement de son infrastructure a pour but de renforcer l’influence de l’Alliance atlantique en Europe, de contraindre les pays membres à consentir des dépenses supplémentaires pour entretenir les troupes et semer l’inquiétude parmi les alliés. Il serait peut-être temps de prendre conscience de ces réalités et de les regarder en face.

     

    Les Français et les Allemands vont-ils enfin comprendre que les Etazuniens les mènent au chaos ? Si un pays sortait de l’Otan, la coalition se lézarderait sérieusement, personne en Europe n’ayant intérêt à un conflit armé avec la Russie. Ce pays ne peut-être que la France. De Gaulle l’avait bien compris, mais le déplorable Sarko s’est allègrement torché l’oigne avec l’héritage gaulliste et la France se trouve embringuée derrière toutes les folies étazuniennes, pays devenu fou par le pouvoir absolu qu’il prétend s’arroger sur la planète.

     

    L’intérêt de la France, jeté hors des centres décisionnels de l’Europe par une Allemagne redevenue aussi arrogante qu’hégémonique, n’est-il pas de sortir de cette alliance nuisible et de se rapprocher sérieusement de la Russie ? L’Allemagne, coincée entre la France et la Russie, puissances économiques conséquentes, puissances militaires nucléaires, membres du Conseil de sécurité de l’Onu, comprendrait vite où est son intérêt. Et se constituerait un axe France, Allemagne, Russie capable de faire revenir à la raison les fous de Washington et leurs vassaux de Londres.

     

    Ouais mais c’est pas politiquement correct ça, coco !


    Victorayoli

    Illustration : merci à Chaunu

     



  • VICTOR Ayoli Victor 19 mai 2011 14:36

    Allons, allons, un peu d’imagination, diantre ! Il n’y a pas que Sarko « susceptible de... ». Tenez, voilà une petite fiction :


    Piège à la suite 2806, Sofitel Times Square

     

    Jo, assis dans un angle stratégique du lobby sirote lentement son Martini-gin. Il sent l’adrénaline qui excite ses neurones. Il adore cette sensation. Celle du chasseur qui guette son gibier. Il a reçu il y a une heure un SMS laconique du directeur de Sofitel Times-Square : « Big fish here ». Voilà pourquoi il est là ce vieil agent de la CIA au physique passe-partout d’employé de banque mais spécialiste respecté des coups tordus.

     

    Il n’a pas été trop difficile à « convaincre » le loufiat en chef frenchie, pense Jo. Tous les grands établissements s’arrangent pour fournir discrètement des « oreillers » aux bons clients. « Oreillers » blonds, bruns, blancs, noirs, jaunes, yin ou yan, à la demande. Ça fait partie de l’excellence de service qui sied à un établissement affichant de tels tarifs. Sauf que ça tombe sous le coup de la loi… Jo a su faire savoir au directeur qu’il valait mieux pour lui « collaborer » et surtout fermer sa gueule…

     

    « Big fish » aime les femmes. Il aime aimer les femmes. C’est un queutard. Il n’y a pas de mal à ça. Sa position à la tête du FMI, malgré la puissance qu’elle lui confère, ne lui laisse pourtant guère de possibilité côté radada, surtout dans ce pays de culs bénis et de peine-à-jouir… Alors, de temps en temps, il s’échappe, seul, sans secrétaire ni garde du corps, vient à cet hôtel de Manhattan où il a ses habitudes et…s’envoie discrètement une belle pute que lui fournit discrètement un des responsables de la réception, qui y trouve largement son compte. Discret, efficace. Une bouffée d’air dans une vie trépidante…

     

    Il est arrivé il y a une heure et s’est installé, comme d’habitude, à la suite 2806. A la réception, il a demandé Jimmy.

    -  Comme d’habitude monsieur ?

    -  Comme d’habitude. Mais j’aimerai si possible un chocolat chaud…

    -  Dans une heure ?

    -  Très bien.

     

    « Big fish », heureux, gagne sa suite, se met à l’aise, se sert un whisky soda depuis le bar de sa chambre, donne quelques coups de téléphone, se détend et lisant le journal puis se déshabille et va dans la salle de bain. Dans quelques minutes, son « ami » Jimmy va lui envoyer une belle hétaïre. Une black cette fois, son « chocolat chaud ». « Big fish » adore leur peau luisante, leurs formes pleines, leur parfum un peu sauvage de musc, de cannelle, leur goût poivré…

     

    Dans le lobby, Jimmy s’approche de Jo et lui fait part des désidératas de « Big fish ». Jo ordonne :

    -  A l’heure dite, tu ne lui envoies pas la pute qu’il t’a demandée mais une de tes femmes de chambres, black, pour faire le service, en disant à celle-ci que la chambre est vide.

    -  Mais…

    -  Pas de mais. Exécution.

     

    « Big fish » sifflote dans la salle de bain. A poil. Prêt à se donner du bon temps. Ah ! Il entend la porte d’entrée qui s’ouvre. Il sort de la salle de bain et tombe nez à nez avec une ravissante jeune femme noire. Celle-ci, le voyant, est étonnée et se répand en excuses « Sorry ! Sorry Sir ! » et tourne les talons pour partir. « Big fish » trouve le jeu à son goût : « Comédienne en plus ! Elle joue les effarouchées ! Faudra que je félicite Jimmy ! » Il attrape le jeune femme, la serre contre lui et lui fait sentir « la solidité de ses sentiments » ! La fille se débat pour s’échapper et roule des yeux effrayés. Bon, se dit « Big fish », maintenant, ça suffit le cinéma. « The game is over, Honey, came with me on the bed et have fun and love… ». Il pousse la fille sur le lit... Il voit alors ses yeux véritablement emplis de terreur, son souffle court, ses efforts désespérés pour se dégager... Il se rend alors compte de la méprise, de la terrible méprise

     

    -  Mais, mais… Qui êtes-vous ?

     

    La fille se dégage et réussie à s’enfuir.

     

    « Big fish », atterré, comprend alors le piège dans lequel il vient de tomber, victime de sa queue, comme un collégien…

     

    La femme de ménage, tremblante, traumatisée, vient se confier au patron. Au coup d’œil discret de Jimmy, Jo a compris : le gros poisson a mordu à l’hameçon ! Il ne reste plus qu’à le ferrer : sur les consigne de Jo, le directeur prévient la police, etc., etc.

     

    Voilà une opération remarquablement réussie. « Big fish » gêne de plus en plus en haut lieu aux USA. Considéré comme un libéral bon teint en France, il est perçu comme un dangereux gauchiste aux States ! Pensez donc. Ce type met en danger les intérêts des banques américaines, il veut sauver l’euro, il met des bâtons dans les roues des multinationales étazuniennes en Afrique, etc. De plus il risque de devenir le prochain président de la France. En le foutant en l’air on dégage le FMI d’un individu qui n’est pas à la botte des USA. En lui barrant la présidence de la république française, on s’évite un président « socialiste », un autre emmerdeur genre Mitterrand. De plus on met Sarkozy au pli car on saura toujours lui rappeler à qui il devra sa réélection…

     

    CQFD.