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Commentaire de Pascal L

sur Ces taux négatifs qui sont en train de nous sauver la vie


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Pascal L 24 mars 2017 16:18

@Fifi Brind_acier
« Réattribuer à la Banque de France son rôle normal de financement de l’État et des collectivités locales. »

La Banque de France ne sert plus à rien depuis l’abandon de l’étalon or. Ce n’est pas la nationalisation des banques qui va résoudre les problèmes. Au contraire, il me semble qu’il faut supprimer la Banque de France et laisser les banques commerciales créer leur propre monnaie avec la contrepartie qu’elles souhaitent. L’Etat doit juste vérifier si les contreparties à la création monétaire sont suffisantes pour éviter de léser les clients. Avec les moyens électroniques de paiement, nous pouvons vivre avec 10 monnaies en même temps et rendre les opérations relativement transparentes avec une unité de mesure commune et stable comme pouvait l’être l’ECU. Les monnaies se spécialiseront assez rapidement sur des activités qu’elles maitrisent et les clients pourront choisir de payer de préférence avec une monnaie, de conserver une autre monnaie pour les mauvais jours... en fonction des caractéristiques de chaque monnaie. La Suisse fonctionne depuis 80 ans avec deux monnaies dont une monnaie coopérative (le Franc WIR, utilisé par 70000 entreprises) et ils n’ont pas à s’en plaindre. Une banque nationale n’est nécessaire que si personne ne veut investir sur des sujets importants comme l’éducation ou la santé, mais il faut s’affranchir du risque de confusion des genres avant de la créer. Les critères de contrôle doivent être les mêmes que pour les banques commerciales.

Sur les sujets concernant l’Etat, le problème n’est pas le taux 0, il ne faut pas de prêt du tout sur les investissements. En créant la monnaie pour les fonds propres, il n’y a pas d’autre rémunération que les bénéfices de l’opération. Ces rémunérations doivent aussi permettre de couvrir les pertes des mauvais projets et encouragent la sélection des meilleurs projets. Elles sont donc nécessaires.

Dans ce domaine, le projet de François Asselineau n’est pas un progrès, c’est un retour en arrière. Il ne prend pas en compte, par exemple, l’explosion des moyens électroniques de paiement qui rendent les billets totalement obsolètes. Ce n’est pas parce que la BCE impose des réserves en billets sans valeur qu’il faut continuer à faire de même.

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